Lieux remarquables

panneau-la-motte-en-baugesLE VILLAGE

 

  • Le Chef-lieu

CommunePFA la fin du 19ème siècle, le chef-lieu a pris un nouveau visage. L'église, dédiée à Saint Victor, a été reconstruite entre 1869 et 1871 par l'architecte Duvernay, ainsi que le presbytère. Le grand bâtiment de l'école a été bâti en 1891-1892.

Le quartier autour de l'église s'appelle "le qartier de la planche". Une planche permettait en effet de franchir le ruisseau d'Enfer, qui jaillit sous une petite falaise au confluent des vallons de la Crétaz et des Combes et s"écoule à travers le village. Près de l'église, le château de Cerise (ou de la Fin Carrée), ancienne demeure seigneuriale, a été acheté et restauré au début du 19ème siècle par Jacques Chauland du Rocher.

  • Le Rocher

Le Rocher, village de rue qui aligne ses maisons le long de la route départementale, est reconstruit après le terrible incendie qui le ravagea le 23 juillet 1899. A l'entrée nord, la famille Jacques Chauland reconstruit le "Castel du Rocher". Les travaux étaient en cours lors de l'incendie. La façade ornée de deux tours évoque celle du château de Cerise racheté au début du 19ème siècle par la même famille.

Le quartier du Cordava (le" coin du bas") a été épargné par l'incendie. Les hommes se sont inlassablement relayés, pour couvrir les toits de chaume de couvertures mouillées, et éviter l'embrasement, par les projections de braises, pendant que les femmes priaient.

  • Les hameaux

La Motte compte de nombreux hameaux, établis sur les coteaux ensoleillés, le long des sources et ruisseaux qui descendent du Mont Chabert.

Plusieurs ont pris le nom de la famille qui y habitait et qui y est toujours: "Les" ou "Chez" "Brunod", "Frénod", "Dalphin", "Ballaz"," Picot". La tradition s'est perpétuée au cours du siècle. Le maçon italien émigré "Lora" aura laissé son patronyme à son quartier d'adoption.

D'autres évoquent leur milieu naturel: les frênes à la "Frénière", aux "Fresses", les noyers au "Noiray", les marais des "Blaches", les replats à "Plachamp" et à "Planchamp".

  • L'église

Extraits de "Les Bauges terre d'art sacré" de Françoise Dantzer

L'église Saint-Victor de La Motte-en-Bauges de style néo-gothique est construite au sommet du chef-lieu, au-dessus de la salle des fêtes. Elle date de 1869.

A la fin du 19ème siècle, la construction d'une nouvelle église, plus grande, devient nécessaire. En effet, la commune compte 936 habitants en 1848!

L'architecte Duverney, dans le devis dressé le1er septembre 1864, estime la dépense à 54000 francs. Mais la somme est jugée trop élévée et un second devis abaisse le coût à 49950 francs, somme approuvée par le conseil municipal, lors de sa délibération du 6 mai 1866.

L'église est reconstruite en deux ans, de 1869 à 1871. Le 18 mai 1869, la première pierre est bénie, le 15 avril 1871 a lieu la réception d’œuvre et le 29 juin 1871, pour la fête de Saint Pierre et Saint Paul, tout le nouvel édifice reçoit la bénédiction par l'archiprêtre du Châtelard François Mansoz, délégué par Mgr Billiet.

Une fiche administrative, envoyée par le prêtre de la paroisse, le 15 septembre 1974, pour préparer une visite pastorale, donne la dimension de l'église actuelle: longueur 28,10m ; largeur 8,50m ; hauteur 12m. Les chapelles latérales ayant 6,80 m de long pour 4 m de large. La même fiche indique la hauteur totale du clocher: 40,20m pour une largeur de 5,20 m. Le poids des deux cloches qu'il contient est, pour l'une de 4 quintaux et demi et pour l'autre de 6 quintaux.

En 1876, le maître-autel en marbre de Carrare est réalisé par le sculpteur lyonnais Comparat. Une réfection du clocher a lieu en 1935, l'électrification des cloches n'intervenant qu'en 1988. Les vitraux de l'église Saint-Victor ont été, à deux reprises, l'objet de réfections et de restaurations. D'abord en 1948, puis de 1991 à 1996 où maître Delbecque entreprend la restauration complète des vitraux.

L'église est entièrement peinte avec des frises qui soulignent l'architecture ogival. La croix de Saint Maurice se rencontre partout. Les peintures les plus intéressantes sont à la fois celles des douze médaillons sur les murs de la nef et celles du choeur, réalisées par Jean Baptiste Grosso, entre 1888 et 1904, où des anges musiciens décorent la partie haute. La peinture est illustrée encore par deux grands tableaux, signés A. Colin, en 1838 et placés dans la sacristie. Il s'agit de " La Mauvaise mort" et "La Bonne mort". Ce peintre a donné à ses personnages une allure théâtrale et une grande vigueur dans le mouvement, qui rappellent le 18ème siècle et le style baroque.

  • La Tour

Extraits de "Les Bauges" de Laurent MORAND, tome 1

Les siècles du régime féodal se caractérisent, entre autre, par l'existence d'une multitude de constructions plus ou moins imposantes, qui servaient à la fois de places de guerre et de manoirs aux nobles feudataires. Bien que ces édifices portaient communément le nom générique de châteaux, ils se distinguaient néanmoins les uns des autres en Château forts, en Maisons Fortes et en Tours. Les maisons fortes étaient en quelque sorte une réduction des châteaux forts, assez fortifiées elles-mêmes pour soutenir un premier assaut et attendre du secours. Elles présentaient ordinairement la forme de grandes maisons carrées, flanquées de tours et protégées par des barbacanes et des casemates à créneaux et à machicoulis.

Le château de la Frénière, "Freyneria", s'élevait à l'est du village du Molard, dans la paroisse de la Motte, au-dessous du chemin qui mène à Bellecombe. Son emplacement converti en prairie porte aujourd'hui le nom de Pré de la Tour. Néanmoins, dans les actes de reconnaissance passés par ses nobles possesseurs, cet ancien manoir est appelé le plus ordinairement maison forte. Le sol qui le portait et ses dépendances mesuraient seize fossorées. Sa juridiction s'étendait sur toute la région qui l'environnait jusqu'au Chéran. De date très ancienne, il existait encore en 1462. Vers 1407, le comte Amédée 8 l'inféoda à la famille noble Mareschal. De là, il passa successivement, vers 1436, à la famille des seigneurs de Montmayeur et, en 1689, à la famille des nobles de Lescheraine.

Aujourd'hui, cette maison forte a complètement disparu et ne laisse même plus appercevoir sur le sol aucune trace.

 

  • Plan EauPFLe Plan d'eau

 

 

 

 

 

  • Quelques sites à visiter et lieux d'intérets sur le Web :

http://www.france-voyage.com/villes-villages/la-motte-en-bauges-29528.htm