Histoire - Géographie

UN PEU D'HISTOIRE...

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Extrait du livre "La Motte en Bauges, La légende du siècle: 1900-2000" (Marisie Moine, FONTAINE DE SILOÉ (LA) BROCHÉ PARU LE : 02/08/2001)

Au cœur de la vallée des Bauges "derrières", le chef-lieu de la Motte occupe une "motte": un promontoire molassique isolé, au nord de la colline du Mollard, sur lequel est édifiée l'église paroissiale. Ce lieu de culte ancien a donné son nom au village.

On trouve en 1090 "ad Motam", puis "Parrochia Mote" en 1432 et "subtus Motam" en 1657 qui évolue au fil des siècles en Mota, Mote, Motte ,La Mote, la Mothe, pour gagner le 20ème siècle sous la forme de "La Motte-en-Bauges".

Les archives disent que la Motte est l'un des sites d'habitat les plus anciens des Bauges. Un ensemble gallo-romain, comportant des bâtiments et une nécropole ont été découverts au 19ème siècle au lieu-dit "l'étang". En 1987, les restes d'une villa décorée de mosaïques ont été mis à jour "chez Dalphin".

Deux résidences seigneuriales médiévales sont connues:

  • La maison forte de la Frénière, antérieure à 1407, passée à la famille de Lescheraines au 17ème siècle, dont les vestiges étaient encore visibles au "Pré de la Tour" au siècle dernier.
  • Et le château de Cerise, appelé aussi "de la Fin Carrée", restructuré au 19ème siècle, et toujours blotti près de l'église.

Les Mottands sont des" faucheurs", bien installés sur leur terre, qui se transmettent le patrimoine familial de génération en génération. Au recensement de 1561, on trouve des familles Gallice, David, Favre, Bublex...qui sont toujours là. Ce même recensement dénombre, au 16ème siècle, 72 feux pour 485 habitants. La population augmente fortement jusqu'en 1848, où on compte 936 Mottands, apogée démographique. Puis l'exode rural l'a fait décliner régulièrement pendant un siècle et demi, 1982 marquant le creux de la vague avec 211 habitants. En cette fin de 20ème siècle, la tendance s'inverse, et le renouveau est sensible: 287 habitants en 1990, puis 310 en 1999.

Le territoire communal de près de 1000 ha s'étage depuis "l'Ile" du Chéran à 615m, jusqu'au sommet boisé du Mont Chabert, à 1475m.

Plusieurs "nants" dévalent de la montagne jusqu'au Chéran: le " Nant d'Enfer" qui prend sa source au-dessus du château, le " Ruisseau de la Montagne" ou "Marlin" qui descend de la "Fontaine des Teu", et au Nord, le Nant d'Orange et le Nant de Bellecombe, qui font limite avec Lescheraines et Bellecombe.

De part et d'autre du chef- lieu (720m), neuf hameaux s'égrènent sur le coteau orienté vers l'Ouest.